Les petits loups ont des petits frères!

Après quelques jours d’absence sur ce site, et pour cause…, me voilà de retour!

C’est l’occasion pour moi de partager mon site de classe que j’ai mis en place depuis septembre. L’objectif de ce site de classe est de permettre à mes élèves (Niveau 2, c’est à dire CE1 en France, d’une école privée Turque à Ankara où, bien entendu, les enfants n’ont pas vraiment l’occasion de parler Français en dehors des cours) d’écouter et de relire les leçons de la semaine (à savoir, fiches de lecture, « structures grammaticales » présentées d’une manière très visuelle, chants….) à la maison.

Bonne visite à tous!

C’est là :     www.tflpetitsloups.com

 

 

 

 

Une histoire autour du son « o »

Il nous faut faire passer le son « o », pas tant sous l’aspect discrimination auditive qui pour nous  en Turquie ne pose pas de problème particulier, mais sous ses différentes graphies.

Il a suffit d’un crocodile bien organisé et d’un polomocho (vous ne savez pas ce que c’est hein???… et bien allez voir!)un peu naïf pour résoudre le problème. Mes petits élèves ont adoré,  ils veulent tous jouer l’histoire en classe avec les marionnettes… et ils font le travail de classification en s’amusant…

(Le texte de l’histoire ainsi qu’une maison des « o » sont ici)

Vie de l’école : Les élections des représentants d’élèves

Mercredi, c’était la journée des élections des représentants d’élèves.

Quelques extraits de cette journée plutôt… bruyante…mais c’est pour la bonne cause!

 

On soutient les copains et les copines!

Les revendications : un cinéma dans l’école, une salle d’expositions, des amis français qui viendraient à Ankara…

et on continue dans le genre écolo : un zoo dans l’école, des endroits pour mettre des plantes…

Là, ce sont les grands du lycée. Je ne connais pas leurs programmes mais ça doit être bien, vue l’ambiance!

Quel cancre!

Lisez d’abord :

(c’est moi qui ai souligné les « fautes »)

Vous vous interrogez probablement sur l’objet de cet article parachuté sur un blog de partage de ressources Fle pour la classe. Vous avez bien sûr deviné que le petit Antoine, l’auteur de ces lettres n’est autre qu’ Antoine de Saint Exupéry.

(Le livre dans lequel sont regroupées toutes ses lettres)

A l’époque où il écrit ces lignes, il a 10 ans, il est au collège, il est bon élève et a de bonnes fréquentations….

…et pourtant, que de fôooooooootes Antoine! et pas des moindres! Mais que va t-on bien pouvoir faire de lui! aurait-on pu alors se demander…

Vous savez tous comment il a tourné…

   Et alors… quel rapport avec le Fle?  

Nous y venons. Il est évident que  la conjugaison et l’orthographe grammaticale doivent être abordées et enseignées en cours de Fle. C’est un passage obligé mais qui, à mon sens, doit respecter certains principes :

- pour nous, enseignants, il est indispensable de savoir ce que les enfants savent sur les sujets que nous voulons aborder en ce qui concerne leur propre langue. Où en sont-ils dans l’analyse de leur langue maternelle? Pour reprendre l’exemple de la conjugaison (je détaillerai dans un prochain article une séquence possible autour de ce thème), avant d’assommer les enfants de tableaux de verbes à conjuguer, vérifions qu’ils aient une perception claire de ce qu’est un verbe…

- Avant de rentrer dans l’analyse grammaticale, faisons-leur manipuler la langue oralement et d’une manière intensive afin qu’ils s’approprient sensoriellement les structures que nous pourrons alors analyser avec eux ultérieurement.

- Je rappelle que nous enseignons à de jeunes enfants (de l’âge de l’école primaire) et que c’est à la fois une chance (nous travaillons sur un terrain « vierge » ou presque) et un challenge quotidien pour poser des bases solides.

Un « m » ou deux « m », « s » ou « ent »…?

Alors, arrêtons d’évaluer tous azimuts les « zaccords » et les concordances, cessons de faire de la grammaire à grand-papa à des enfants allophones alors que la plupart de nos petits (et des grands) écoliers français sont en brouille avec le Bescherelle.

Faisons-les parler, laissons-les écrire avec des « fôtes… » (ce qui n’empêche pas de les corriger évidemment et d’en faire part avec bienveillance aux enfants…).

Et merci aux professeurs du petit Antoine qui ont probablement su faire montre de cette bienveillance envers leur petit « cancre » devenu un bien grand prince de la littérature française.

Une mindmap sur la famille

J’ai commencé l’année sur le thème de l’identité, nécessité oblige, et je suis partie d’un conte « Le petit chat désobéissant ». Cela m’a permis d’appréhender la notion d’identité et ses corrélats linguistiques en douceur. J’ai mis la préparation et ses différentes activités possibles (ne pas faire tout bien sûr, c’est trop long!) dans la rubrique « conte ».

J’ai poursuivi avec le thème de la famille. Là encore, le petit chat désobéissant a servi de point de départ à cette notion. Nous avions fait précédemment sa carte heuristique d’identité.  Son arbre généalogique nous a permis de définir le lexique de base (frère, soeur, père, mère, grand-père, grand-mère).

Voici donc la famille de Mounmoun (c’est ainsi que les enfants l’ont prénommé,   »Mounmoun » devant être l’équivalent Turc de nos « Minet et Mistigris » Français).

Lorsque le dessin aide à la prise de parole

Voici une activité que j’ai pratiquée souvent avec mes élèves. Il s’agit d’une histoire que l’on dessine au fur et à mesure qu’on la raconte. J’ai trouvé cette idée dans un livre maintenant épuisé malheureusement et qui s’intitule « Les ficelles du conteur » de Anne Pellowski (editions Armand  Collin-Bourrelier/1986)

La démarche est la suivante :

Commencer l’histoire en dessinant le T d’un enfant qui s’appelle Tom. (vous pouvez changer le prénom à votre gré pourvu qu’il commence par un T).

Et puis, regardez plutôt la démonstration avec mon ami Saperlipopette, il fait ça mieux que moi!

Je précise ici que Saperlipopette n’est pas conçu à l’origine pour raconter aux enfants allophones mais il s’entraine! C’est pour bientôt!

L’objectif de cette activité bien entendu, outre la Compréhension Orale, reste la Production Orale réalisée par les élèves qui dessinent tout en racontant. La procédure est motivante et le dessin s’avère être un véritable soutien à la prise de parole. Même les enfants qui manquent de confiance veulent venir raconter au tableau.

Bref : Ils adorent et en redemandent! Certains produisent même d’autres histoires dessinées de ce genre.

La page que je laisse aux élèves :

Des activités de Production Orale

J’ai composé ce livret à partir du livre de Colette Samson  » 333 idées pour l’anglais » publié chez Nathan (collection « Les pratiques de l’éducation ») . J’ai essayé de cibler les activités qui me semblaient les plus pertinentes à mettre en place pour notre public et en les adaptant pour le Français.

Que chacun y puise en fonction de ses besoins…

Bonne lecture et surtout bon bavardage!